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Batala Massif : un peu d'histoire !

Batala Massif est né sous l’impulsion de Huw Rowlands aidé de Ruth et Pete, tous joueurs de Batala Portsmouth (GB) et d’un groupe de personnes souhaitant créer un groupe de musique de rue.

Un atelier d’initiation aux percussions a permis de à tous de découvrir les rythmique Samba-Reggae et d’y prendre gout : Batala Massif est né le 22 avril 2007 !

Un travail important d’acquisition du répertoire Batala a permis au bout de quelques mois, de faire les premières sorties publiques (Apéros-musique de Blesle, en passant par Chilhac, Domeyrat, Brioude, et Langeac).

De nombreuses personnes ont alors été conquises par cette musique envoutante, et ont naturellement intégré le groupe.

Peu à peu, le répertoire s’est élargi, et le groupe a grandi, pour atteindre aujourd’hui une trentaine de musiciens et un répertoire permettant de réaliser des prestation de plus de 3 heures d’animation.

Les sorties se sont aussi intensifiées, et notre rayon d’action dépasse aujourd’hui largement les frontières de l’Auvergne. Nous rejoignons en effet régulièrement les autres groupes Batala pour des évenements importants : Carnaval de Salvador au Brésil, Carnaval de Notting Hill à Londres, Carnaval de Rotterdam aux Pays Bas, etc.

En 2011, Batala Massif a eu l’honneur d’organiser l’Encontro annuel de Mundo Batala : une rencontre de 4 jours réunissant plus de 150 percussionnistes autour de la même musique : une expérience inoubliable.

Aujourd’hui, le groupe rassemble une quarantaine de musiciens de tous âges sous la direction d’Erwan le Capitaine.

 

Une association ouverte à tous

Batala Massif, au delà du groupe de musique, est une association de promotion de la culture brésilienne pour tous.

Nous invitons régulièrement d’autres groupes Batala à nous rejoindre pour un concert, un stage, une répétition ou un weekend convivial. Nous avons ainsi accueilli Batala Badajoz, Batala Barcelona, Batala Paris, Batala portsmouth, Batala Bermo, etc.

Nous animons de nombreux ateliers de découverte des rythmiques samba-reggae pour les jeunes, et pour les adultes, notamment en partenariat avec l’association Petit Prince, et avec les collectivités locales.

Nous sommes ouverts à toute personne souhaitant s’initier à la percussion brésilienne. Pour cela, venez nous voir en répétition (en prévenant avant ici) chaque dimanche à partir de 13:30 dans notre local de Fonchaude, à Ste Marguerite (43)

Ou mieux: inscrivez vous à notre cours de Batucada, en nous contactant !

Samba-reggae? C'est quoi?

Si nous regardons le carnaval de Salvador de Bahia de nos jours, il est presque impossible d’imaginer que jusqu’à 1974, pas un seul groupe d’origine africaine ne pouvait participer. Et cela dans une ville où 80% de la population est d’origine africaine !

1974 marque le début d’un grand changement dans la musique afro-brésilienne : Le groupe Ilé Aiyé s’est imposé au carnaval. Le premier directeur musical de ce groupe est alors Antonio Luiz Alves de Souza, surnommé Neguinho de Samba.

Cette musique a été connue sous le nom « bloco music », et était déjà radicalement différente de la musique de Rio. Elle était moins rapide, et était marqué par l’absence d’instruments caractéristique du Samba-carioca, comme les tambourins. Neguinho a laissé tomber le sifflet, et se servait exclusivement de ses mains pour diriger. Il a introduit un nouveau « clave » sur les repiniques, et le reggae-rythme sur la caisse claire.  Mais la plus grande différence était le rapprochement de la samba au reggae des années 70, qui a résonné dans la population d’origine africaine à Salvador.

 

Neguinho quitte Ilé Aiyé en 1979, pour créer Olodum. Avec Olodum, il a lancé l’utilisation de deux baguettes sur le repinique à la place d’une baguette et d’une main.  Ce changement est lié aux traditions de Candomblé, la religion afro-brésilienne. En 1981, la star de reggae Jimmy Cliff a déménagé à Salvador, ce qui a renforcé la fusion de samba et reggae.  Mais ce n’est qu’en 1986 que le terme « samba-reggae » a été utilisé pour parler de la musique d’Olodum, et par implication toute la musique de ce style. Neguinho et Olodum ont travaillé avec Paul Simon et Michael Jackson dans les années 80, et il a acheté une Cadillac rose avec l'argent de ses es droits d’auteur.

 

Mais peu de temps après, il a vendu sa voiture adorée pour financer la banda Dida Femina, le premier bloco exclusivement féminin. Cette initiative est maintenant un grand projet communautaire et qui a pour but de donner aux femmes les possibilités d’avancer par les moyens de la musique et de l’éducation.

Neguinho do Samba est décédé le 31 octobre 2009. La famille Batala et le monde du samba-reggae ont perdu leur père.

 

 

Et Batala dans le Samba Reggae ?

Parmi les nombreux joueurs dans les blocos Ilé Aiyé et Olodum se trouvait un jeune Jose Gilberto Gonçalves, qu’on connait sous le nom de Giba. Il est venu en Europe avec le groupe Kaoma, et c’est à Paris en 1997 que le premier groupe Batala est né.

 

Deux autres groupes Batalas ont suivi en France, à la Rochelle et à Nantes, puis à Bruxelles. En 2001, Paulo Garcia, qui débutait une bande de musique brésilienne à Portsmouth a rencontré Giba et Batala Portsmouth a vu le jour, premier groupe Batala au Royaume-Uni.

Paulo Garcia est reparti pour le Brésil et a crée Batala Brasilia ; Neil, son successeur à Portsmouth, est parti en Espagne en 2004 et a établis Batala Iberica, devenue Batala Badajoz.  Deux joueurs de Portsmouth, Paul et Huw sont partis aussi ; l’un au Pays de Galles et l’autre dans le Massif Central.

Depuis, plusieurs joueurs de Batala ont déménagés et partagent maintenant leur joie de jouer la musique de Giba : Washington aux Etats-Unis, Vienne (Autriche), en Angola et Afrique de Sud, Barcelone, Mendoza, New York, etc.

Notre famille grandit et les occasions pour se retrouver ensemble, venus de quatre coins du monde presque, deviennent de plus en plus nombreuses. Les Carnavals de Notting Hill à Londres et de Rotterdam, nos « Encontros » annuel à l'invitation d'un des groupes Batala, et une fois par an le meilleur carnaval du monde – à Salvador de Bahia au Brésil.